Un singe sous camisole- Première partie.

Aller en bas

Un singe sous camisole- Première partie.

Message par Kiusk le Dim 12 Aoû - 10:31

Un singe sous camisole




Première partie

1

J’ai compté jusqu’à cinq, et puis je me suis dit, je m’endors et je ne me réveille plus. J’ai caressé les petites pilules bleues dans ma main…Switch…Switch…C’était comme un doux frisson ! Puis  j’ai laissé tomber. Je n’avais pas envie de mourir. Finalement, j’ai fait la queue devant l’infirmerie pour prendre mes médicaments. L’idiot attendait derrière moi. Son visage se découpait sur le mur pâle. J’avais une étrange impression. Comme si, il allait fondre. L’infirmière m’a invité à avaler le Risperdal puis je suis parti au salon. Il y avait le gros qui avait voyagé en soucoupe volante. Il jouait aux échecs avec l’autiste. Un grand écran diffusait des clips musicaux. Ils respiraient le mauvais goût. Voilà plusieurs jours que j’étais à l’hôpital psychiatrique. Et je tournais en rond. J’aurais voulu pouvoir jouer aux courses ou boire un soda dans la fraicheur d’une terrasse. Le psychaitre m’avait dit la veille que j’étais schizophrène et cela me tourmentait. Depuis que j’entendais des voix, ma santé mentale m’inquiétait.  Je me sentais déprimé et seul. J’ai songé à une fille que j’avais connu. Elle, aussi, m’avait abandonné. Dehors, l’herbe était recouverte de neige. C’était l’hiver 2011. La roue avait tourné.


2

La vieille chinoise s’est mise à hurler. Elle était au bout de la table. Elle ne faisait pas semblant. Elle était vraiment agitée.

“ Corbeaux. Corbeaux. C’est tous des corbeaux!”

Les infirmières avaient l’habitude. Elles ne réagissaient pas. La vieille continuait pourtant à hurler. J’ai essayé quand même de manger malgré ses cris. On devait être un vingtaine dans la sallle de réfectoire. Aux murs étaient exposés les tableaux des patients. Certains étaient beaux. Au bout de quelques minutes, la chinoise se calma. On put manger tranquillement. Cela faisait déjà une semaine que j’étais à l’hôpital. J’entendais toujours des voix. J’avais sympathisé avec un patient. Son truc à lui, c’était les extraterrestres. Ils s’adressaient à lui. D’autres se prenaient pour Dieu ou des personnages célèbres. Après le repas, on avait droit à une pause cigarette. Cela se passait dans la cour. On pouvait s’asseoir sur des bancs  dehors malgré le froid.
Le gros qui avait voyagé en soucoupe volante  répètait inlassablement :
- Rh heu…Rh heu…La sphère se rapproche…Nous devons partir.
Nous étions tous là, dehors, dans le froid de l’hiver.  Dans le petit jardin, la neige tombait sur l’herbe encore verte. Et si c’était simplement la fin du monde ?
-Quelqu’un veut une autre cigarette, proposa l’infirmière.

3

R. faisait les cent pas dans le couloir du pavillon n°7. R. avait une démarche de robot. Son regard vide vous faisait peur à coup sûr. Son visage se découpait sur les murs pâles de l’hopital et vous vous demandiez si ce type avait une âme. Lorsqu’il s’adressait à vous, il avait un ton enfantin qui rassurait. Mais R. avait tenté de poignardé quelqu’un. R. parlait de Dieu à table. Il vous fixait de son regard vide et il évoquait Allah dans des prières véhémentes. Vous songiez, alors, qu’il avait une case en moins. R. était un grand enfant un peu perdu. Souvent, la journée, il vous suivait ici et là, pour tromper l’ennui. Un jour, je me reposais sur mon lit, en feuilletant un magazine. Je vois la porte s’ouvrir et R. rentre dans ma chambre. Il entreprend d’exécuter des pompes sur le sol de la pièce. Je lui demande ce qu’il fait. Il ne répond pas et continue ses exercices. Je décide de sortir de la chambre et d’attendre qu’il se calme. Les parents de R. viennent lui rendre visite de temps en temps. R. peut boire un jus de fruit ou manger des chocolats. Il sourit comme un enfant. Sa famille se demande comment il va s’en sortir. R. n’est pas allé beaucoup à l’école. Le reste de la journée, il marche le long des couloirs en écoutant de la musique.





4

J'ai allumé une cigarette. La lune baignait dans la voûte céleste sombre et bleue. De par la fenêtre, j'observais le chat qui se promenait sur le toit. J'étais enfin sorti de l'hôpital psychiatrique et c'était le début d'une nouvelle vie. Quel horizon m'attendait au dehors ? J'ai pesté contre la terre entière...Le gros avait ricané d'un air mauvais.
-Imbécile, on est toujours en prison, il avait dit.
Les arbres étaient auréolés de fleurs blanches aux feuilles vertes pâles. Le chat, Gogol marchait maintenant dans l'herbe. Combien de malades, j'avais croisé sous le firmament étoilé ? Ils étaient tous là, attablés dans le petit parc de l'asile. Une drôle de prison où finissaient les âmes égarées !
-Bordel à queue, ce cheval ne vaut pas un clou, avait crié la vieille.
Je me suis installé en terrasse, et ai commencé à boire un café.
J'observais le ceriser en fleur au fond du jardin. Le chat Gogol vint me rejoindre à mes pieds. Et si la vie était malgré tout agréable. Je caressais le chaton avec calme.  
Gogol miaula dans la nuit étoilée et somptueuse. Le cerisier était vêtu de fleurs roses où s'immisçait le vent. C'était l'heure de mes médicaments. Il fallait compter les pilules et se méfier des bouffées délirantes. Parfois, j'entendais des voix dans ma tête. Elles me disaient de drôles de choses. Je ne pouvais contrôler mes pensées.  Pour l'heure, je devais réfléchir aux jours prochains. Il y avait du monde à voir. Partout, de nouvelles couleurs à décrire sur le papier.





5

On pouvait apercevoir sous la lune de petites maisons blanches  nichées sur les collines dorées par les champs de blés. Le dimanche on jouait au ping-pong ou on se baignait dans la piscine. J’étais parti à la campagne, histoire de me refaire une santé. Je n’entendais plus de voix mais je restai assez déprimé. Je lisais le postier, le premier roman de Bukowski. Il y a dans son écriture une véritable énergie, celle d’un puncheur. J’étais bien incapable malgré mes tentatives d’arriver à son niveau. Je me forçais pourtant à écrire afin de ne pas sombrer. Ma mère nous faisait de bons petits plats. Cela redonnait le moral. Mon père paraissait inquiet de ma situation. Mais j’étais bien incapable de redresser la barre. Le psychiatre  m’avait conseillé de suivre une psychothérapie. J’allais suivre son conseil à la rentrée. Dans la chambre, je me reposais en attendant que mon mal passe. Regarder la nature me faisait du bien.

6

“ Les extraterrestres me sont apparus un matin” dit-il

S. conduisait en se parlant à lui même. Je n’étais pas rassuré. Par instant il regardait  le ciel. Des nuages se découpaient sur l’horizon. On s’était rencontré à l’hôpital. Ses réflexions me paraissaient confuses. Je craignais un accident. Nous nous garâmes devant un café à Sceaux. J’avais considérablement grossi depuis quelques mois. D’après les autres patients, c’étais le Risperdal. En plus d’être psychotique, on devenait obèse. On s’installa en terrasse. Le temps de l’hôpital était loin. Une église se dressait en face de nous. On pouvait entendre croasser les corbeaux. Nous étions tous les deux un peu désespérés. S. avait une théorie pour les voix. Les extraterrestes s’adressaient à nous. Je ne comprenais pas bien ce qu’il voulait dire. Depuis que je prenais mon traitement, je n’entendais plus de voix. Mais mon compagnon d’infortune, lui, malgré les médicaments, continuaient à être dérangé par ce curieux phénomène. Il devait avoir une certaine force intérieure pour supporter cela en permanence. L’automne pointait son nez. Les feuillages des arbres prenaient des teintes orangées. Je songeai à une irlandaise que j’avais aimée plus jeune. Aujourd’hui j’étais seul, moi, S. et les extra-terrestres. On buvait malgré tout notre café tranquillement. Mais on s’inquiétait pour notre avenir. S.  cherchait un travail. J’avais gérer un kiosque à journaux, il y a des années de cela. Je ne savais plus trop quoi faire. L’après-midi, on se rendait dans un centre où l’on pouvait effectuer des activités. Il y avait la revue de presse et la peinture. Tout dépendait de l’hôpital. On croisait là bas d’autres psychotiques. Cela passait le temps et permettait de garder des contacts. Est ce que les extraterrestres allaient vraiment débarquer sur terre?

7

On a déjeuné sous les cerisiers en fleurs. Au dessus de nos têtes, le ciel était recouvert de milliers de pétales d’un rose foncé. On avait préparé nos sandwichs et l’après midi s’annonçait remarquable. Dans les allées bordées par les arbres, se promenaient principalement des japonais. Je photographiais l’une d’elle, coiffée d’un chapeau de paille. Dans le cadre, elle-même semblait prisonnière de toutes ces fleurs de printemps. Je me mis à marcher sous les arbres  et j’eus une impression des plus étranges. C’était comme si pour la première fois depuis longtemps, j’appartenais à l’univers. J’eus comme un vertige face à cette révélation mystique. J’avais enfin ma place quelque part. L’infirmière me fit remarquer que j’étais par trop sensible et que mon visage tremblait.
Finalement nous entreprîmes tous de nous mettre à table. Sur le gazon vert nous étions confortablement assis. Par instant un rayon de soleil ou un coin de ciel bleu traversait le feuillage touffu de l’arbre sous lequel nous étions installés. Mais l’une des patientes avaient froid, elle voulait rentrer ou marcher. Celle là ne tenait jamais en place, elle nous énervait. Je voulais lui jeter un caillou, mais je songeai que les infirmiers ne seraient pas contents. Heureusement on ne s’occupât plus d’elle. Nous continuâmes notre repas tranquillement. Les autres patients riaient, ils étaient simplement heureux d’être là. Mais la même patiente s’impatientait. Elle voulait marcher. Elle était venue pour cela. On ne parvenait pas à la faire taire. A contre cœur, nous dûmes donc nous lever et partir en expédition. Un endroit aussi magnifique méritait plus de calme et d’attention. Nous marchâmes donc le long du bassin bordé d’une allée de peupliers, afin de revenir sur nos pas. Puis ce fut à peu près tout.
Heureusement, quelques jours plus tard je revins vers cet endroit. Je parcourais du regard le verger. Il y avait du vent, les pétales s’envolaient un peu partout sous le ciel de printemps. Sur le sol, on aurait dit de la neige rose et blanche qui recouvrait l’herbe verte. Je m’agenouillai sous un grand arbre, puis me décidai à méditer.





8

S. habitait une petit maison, au bout de la rue, à côté des chinois. C’était un quartier calme et tranquille où les chats se prélassaient. S. avait une théorie pour les voix.
Selon lui, les hallucinations n’étaient rien d’autre que les messages télépathiques des extraterrestres.Les martiens entraient en communication avec moi, à travers les voix.
- Un jour ou l’autre, ils vont débarquer sur terre, il disait.
Je l’écoutais, perplexe et venais à douter du diagnostic de mon psychiatre qui m’avait ranger dans la catégorie des schizophrènes. Et si, il avait raison...Si les voix dans ma tête, étaient des messages télépathiques. Cela expliquerait le dérèglement de mon cerveau. Mais dans quel but, ils me manipuleraient de la sorte ? Son raisonnement ne tenait pas.
Hormis, ses théories sur un complot extra-terrestre, S. était parfaitement rationnel. Il entreprit de réparer mon écran de télévision, tandis que je le regardai faire en dégustant un thé à la menthe. Sur le mur du salon, était accroché un carte de l’espace où je pouvais compter les étoiles.
Le chat venait se frotter à mes jambes tandis que je réfléchissais à ma maladie. J’avais été hospitalisé à l’âge de 37 ans, et cela avait été une surprise pour moi. Le psychiatre de l’hôpital était étonné de mon âge avancé. D’habitude, ce genre de maladie se déclenchait chez les jeunes adultes ou à la fin de l’adolescence. La plupart des malades songeaient être en contact avec Dieu quand ils étaient traversés par ces voix venues de nulle part.
A la fenêtre, un pic vert faisait un boucan du tonnerre, s’attaquant au poirier du jardin derrière la maison. Je contemplai le spectacle puis songeai qu’après tout, les voix n’avaient pas beaucoup d’importance…

9

Je suis allé voir un nouveau psychiatre. Cela m’a occupé la journée. En premier lieu, je suis arrivé en avance et j’ai du donc patienter dans la salle d’attente. Sur la table basse se trouvait un magazine. Cela traitait des trente glorieuses en France. J’ai pensé que sur les photos, les gens avaient l’air heureux. Ensuite le docteur est arrivé. Il m’a invité à rentrer dans son bureau. Puis une fois assis, il m’a scruté du regard. Il a lancé « Hum…Tabac et alcool ». J’ai répondu que j’avais arrêté de boire il y a longtemps, mais cependant sa remarque m’a amusé. J’ai pensé qu’il cherchait sûrement à m’impressionner et dans un certain sens à soigner son ego. Je lui ai alors expliqué mon histoire, comment j’avais grimpé sur le toit de la maison, les voix que j’avais eues dans la tête. Il a eu l’air alors surpris. Il s’attendait sûrement à un cas moins gravissime. Il m’a évidemment posé une série de questions auxquelles j’ai du répondre. J’étais gêné d’avouer que je ne travaillais pas et qu’avant la crise je jouais principalement aux courses de chevaux. Le psychiatre m’a réconforté en m’expliquant que le jeu n’avait pas engendré la maladie mais au contraire l’avait retardé. Pendant cinq années, ma vie s’était résumé aux courses et je pensais que tout ce stress avait du affecter mon système nerveux.
Le médecin m’a trouvé très sombre. Je lui expliquai que je ne trouvais plus aucun sens à ma vie. Et c’était tout à fait cela que je ressentais. Longtemps les chevaux avaient comblé ce vide qui m’affectait depuis tant d’années. Finalement il me suggéra de prendre un antidépresseur. Enfin, je suis  sorti de l’appartement.

10
- S. est revenu à la charge avec les extra-terrestres. Il était confortablement assis dans le fauteuil jaune de ma chambre, et il s’est lancé dans un long monologue tandis que ma cigarette dessinait des volutes dans l’atmosphère de la pièce. Il était question de l’invasion imminente de forces obscures. Notre civilisation n’en mènerait pas large. Finalement, il me rejoignait sur un point. La fin du monde était proche.
Pendant ce temps-là, le chat se prélassait sur la moquette et contrairement à moi, il n’était nullement impressionné par les élucubrations de mon ami. Je jouais donc avec lui, en attendant que le spectacle se termine. Par la fenêtre la lumière du soleil scintillait sur les feuilles des peupliers.
Mon esprit vagabondait à travers ces pensées confuses tandis que S. continuait son curieux discours. Il faisait chaud dans la chambre sous les toits du grenier. Ne pensez pas que je ne crois pas aux extra-terrestres! De là, à les voir débarquer sous peu, je n’étais point convaincu.
S., lui, était passionné par ses théories fumeuses. Combien de minutes dura son long monologue? Je ne peux le dire. Mais, après son passage, je n’étais plus tout à fait le même. Je naviguais, désormais, dans un univers en dehors de la réalité où il était question de forces surnaturelles. Je fis comprendre à S. que j’étais fatigué et que je voulais me reposer, ce qui interrompit son discours. Mais, le lendemain, fut une journée pénible où je fus parfaitement épuisé!

11

Les murs de la pièce sont bleus. La plupart du temps je raconte mon enfance. Ma psychologue n’intervient que rarement. J’aurais préféré un divan mais je suis sur une chaise.  Je raconte que mon grand-père jouait aux courses. Il m’emmenait en mobylette jouer le tiercé. On était à la campagne. La vie était douce. Sûrement que je pensais à lui, quand j’ai commencé à jouer. La psychologue a l’air intéressé. C’est toujours en mobylette que mon grand-père est mort. Je ne me souviens plus si j’ai pleuré. Mais ce fut une grande tristesse. La nuit, je rêve que je tombe dans le vide. Puis je me réveille. Un jour, on est parti avec mon grand-père ramasser des mûres pour faire de la confiture. Je lui ai dit que c’était facile de trouver les chevaux aux courses. Gros malin, il m’a répondu! Plus tard, à l’âge adulte, j’ai compris. L’enfance à la campagne avec Mémé oiseau et mon grand père reste un des meilleurs souvenirs. Avant de mourir, mon grand-père voulait m’acheter un cheval. Puis il est parti, sans me dire en revoir.

- Pauvre cloche, a dit le gros!

12


La forme était là. Le cheval était à 80/1. C’était un inédit, c’est à dire un cheval qui n’avait jamais courru contrairement à d’autres partants. J’avais consulté son profil sur la catalogue des ventes de Deauville. Je savais que le cheval était parfait. Cela me faisait drôle de revenir dans un café PMU. Je considérais ces endroits comme des sortes d’hôpitaux psychiatriques tant on  croisait de cas pathologiques. Des joueurs s’étaient amassés devant l’écran de télévision. Certains hurlaient, encourageant leurs chevaux. D’autres consultaient les journaux sur un coin du bar. Tous étaient happés par les courses et bien peu n’étaient là que pour boire un verre. Je me suis dirigé au guichet et est joué vingt euros gagnant et placé sur le poulain. Je n’entendais plus de voix mais je voyais bien que j’étais ralenti par les médicaments.

- Tu vois quoi, il me demande comme ça!
- Le douze, je lui dis.
- Aucune chance, il me fait.

Je me dirige vers le bar pour me commander un café. Le cheval est dans un état magnifique comme je m’y attendais. Le seul souci  est l’entraineur. Un tchèque avec des statistiques pas terribles. Mais je sais que le cheval a été acheté cher. Le poulain démarre en tête. Il a l’air en pleine forme. Sa robe alezane se découpe sur le vert du gazon. Les autres sont des mauvais chevaux. Je commence à croire à mon étoile. Il a pris trois, quatre longueurs d’avance. J’exulte. L’alezan passe le poteau en tête. Je me suis fait un salaire en deux minutes. Pas mal pour un psychotique! Je crie à tue tête dans le bar “Hourrah”. Les autres me regardent. Drôle de journée...


13

J’ai empoché l’argent et je me suis acheté un télescope. Je l’ai installé au grenier, dans ma chambre. Dans la nuit bleue, je regardais la lune et ses cratères. Si S. avait raison, les extraterrestres se trouvaient quelque part dans le ciel. Le chat venait se frotter à mes jambes. Les astres clairs brillaient dans le firmament. Je n’étais pas grand chose, moi, au milieu de l’immensité cosmique. Quelque part, peut être, un extraterrestre entendait, lui aussi des voix. Il habitait dans un hôpital, avec ses amis extraterrestres. Le soir, ils se lançaient dans de longs conciliabules pour envahir la terre. Et puis le chef des infirmiers venaient leur dire d’aller se coucher. Alors, ils râlaient puis finissaient par obéir. Je ne connaissais pas le nom des étoiles. Je devais lire des revues sur le ciel et l’espace. Quelle drôle d’idée d’acheter un télescope!

avatar
Kiusk
Admin

Messages : 226
Date d'inscription : 29/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur http://kiusk.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum