Alimentation : comment nourrir la future population mondiale ? (Résumé)

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Alimentation : comment nourrir la future population mondiale ? (Résumé)

Message par Kiusk le Ven 15 Sep - 11:31

D’ici 2050, la terre devrait abriter plus de 9 milliards d’habitants. La terre pourra t-elle les nourrir ? Alors que la démographie ne cesse d’augmenter, cette question taraude tant les scientifiques que les économistes et hommes politiques. Selon l’ONU, nous devrons presque doubler notre production alimentaire, adopter de nouvelles technologies et éviter le gaspillage. Malgré tout, la tâche semble malaisée : un milliard de personnes souffrent déjà de faim chronique, il reste peu de terres vierges à découvrir, les océans sont déjà surexploités, la planète fait face à une pénurie croissante d’eau et le changement climatique rendra l’agriculture plus difficile.


Des solutions pour le futur

Quelles solutions sont envisagées pour les quarante années qui viennent ? Voici un tour d’horizon de la nourriture que nous pourrions trouver dans nos assiettes en 2050.

En 1) comment libérer d’énormes quantités de terres agricoles pour produire davantage de nourriture ? La réponse passe d’abord par des fermes d'algues. Ces organismes unicellulaires simples peuvent en effet se développer très rapidement et en grande quantité à la fois en mer mais aussi dans des eaux polluées ou dans des endroits dans lesquels ne survivrait aucune culture classique. Les algues peuvent être utilisées pour l’alimentation humaine-ceci est très courant au Japon et en Chine-, pour l’alimentation animale, comme engrais ou surtout comme biocarburant. Selon les scientifiques les algues peuvent produire 15 à 30 fois plus d’huile que le maïs et le soja. Elles permettraient donc d’économiser des millions d’hectares de terres et des milliards de litres d’eau d’irrigation qui seraient destinés à l’alimentation humaine et non plus à faire rouler nos voitures.
2) Les insectes sont probablement aussi une solution. Criquets, sauterelles, araignées, guêpes, vers, fourmis ne sont pas encore rentrés dans les menus européens ou américains, mais près de 1400 de ces espèces sont consommées à travers l’Afrique, l’Amérique latine et l’Asie. Avec la hausse des prix alimentaires et la pénurie de terre dans le monde entier, il ne s’agit peut-être que d’une question de temps avant que les fermes d’insectes essaiment en Europe. Car les insectes sont non seulement bons pour la santé-riches en protéines, en calcium et en fer et faibles en graisses- mais aussi ils requièrent peu d’espace.  On peut rajouter que les petites bêtes émettent nettement moins de gaz à effet de serre que les grosses.
Pour les occidentaux, une équipe de chercheurs hollandais travaille à la constitution de plats réalisés à partir de protéines d’insectes mais sans en prendre la forme. L’Union européenne a par ailleurs débloquer un financement de 3 millions d’euros en 2012 pour promouvoir l’utilisation d’insectes, et a demandé aux agences de sécurité alimentaires d’enquêter sur leur potentiel nourrissant.
3) La viande artificielle. Elle ressemblerait à de la viande, sentirait comme de la viande et serait de la viande, sans toutefois provenir d’un animal vivant. La viande artificielle, qui fait l’objet de recherche depuis une dizaine d’années, pourrait être issue du développement en laboratoire de cellules souches de poulet, bœuf ou porc, comme on le fait déjà pour fabriquer de la bière ou des yaourts. La viande in vitro réduirait de 96% les émissions de gaz à effet de serre entrainées par l’élevage. Sa production diminuerait par ailleurs entre 7 et 45% moins d’énergie que celle de la viande produite de manière conventionnelle. Enfin, la viande en boîte n’aurait besoin que de 1% des terres et de 4% de l’eau actuellement dévolues au bétail. Car aujourd’hui, 70% des terres agricoles sont consacrées à l’élevage du bétail et à la culture de sa nourriture. Or la consommation de viande ne cesse d’augmenter.
Au-delà de ces nouveaux aliments, les pays vont surtout devoir adopter un meilleur équilibre entre protéines animales et végétales. Légumes secs, céréales, lentilles devraient donc prendre plus de place dans notre assiette.

La conclusion générale est qu’il n’existe pas de remède miracle, de solution unique au problème de l’alimentation dans le monde. Il faudra au contraire mettre en pratique différentes idées, traditionnelles pour certaines, plus futuristes pour d’autres. Il faudra également conduire des recherches, diffuser les connaissances et développer les chaines d’approvisionnement et les organes de financement pour permettre à tous les agriculteurs d’avoir une activité productive et respectueuse de l’environnement.

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